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Petite histoire de la Gemmothérapie

 

Petite histoire de la Gemmothérapie

 

bourgeons

 

Etymologie

Gemmothérapie vient du latin « gemma » qui signifie « bourgeon » mais également « pierre précieuse », et du grec « therapein » (doù descend « thérapie ») qui signifie « soigner » et plus précisément « prendre soin ».

 

 

Origines

Le Docteur Pol HENRY fut le premier à émettre lhypothèse des propriétés curatives des bourgeons. Il le définit ainsi : « La gemmothérapie est une thérapeutique basée sur la mise en valeur de l’énergie Dans son ouvrage « Phytembryothérapie », biologique potentielle des végétaux et des minéraux ».

Le Docteur Pol HENRY collabore avec Jean-Claude LEUNIS, biologiste et précurseur dans le domaine du diagnostic basé sur les analyses de sang, qui joua également un rôle prépondérant dans lessor de la gemmothérapie.

Cependant ces études et protocoles assez récents nont pas, à lheure actuelle, été réellement validés par la science.

 

Depuis, la gemmothérapie continue à être explorée, consolidée, enrichie et partagée par des passionnés tels que Docteur Daniel SCIMECA, Christian ESCRIVA, Docteur Max TETAU, Stéphane BOISTARD, Docteur Franck LEDOUX et Docteur Gérard GUENIOT, Philippe ANDRIANNE...

 

Principe et fonctionnement

Le bourgeon contient un tissu formé de cellules embryonnaires « totipotentes », on dit quil est méristématique, et peut donc donner naissance à tout type de tissus (feuilles, fruits, fleurs, branches). Les jeunes radicelles sont des tissus embryonnaires, de même pour les bourgeons et les jeunes pousses.

La gemmothérapie est un traitement préventif plutôt quun traitement curatif. Il sinscrit dans la durée, avec pour but de renforcer la santé afin d’éviter lapparition de maladies. La thérapie par les bourgeons est donc une médecine complémentaire qui a lavantage de navoir que très peu de précautions demploi et de contre-indications.

 

Les 2 principales formes galéniques

  • Le « macérat mère » ou « macérat concentré ».
  • Le « macérat D1 » qui est une dilution au dixième du macérat mère, quon retrouve beaucoup dans les pharmacies dans des préparations homéopathiques.

Nous avons choisi de produire exclusivement les macérats mères.

La cueillette se fait au printemps juste au moment de l’éclosion, lorsque les bourgeons entrent en activité, on appelle cela le « débourrement ». Lafflux de sève brute provoque le gonflement, lallongement et l’écartement des écailles des bourgeons.

On prépare alors le macérat concentré par macération des bourgeons ou jeunes pousses dans un mélange de solvants (eau de source, alcool à 96° et glycérine végétale bio) pendant au minimum 21 jours. Chaque solvant permet dextraire différents types de molécules, réparties de cette façon :

Eau

Toutes les molécules hydrosolubles : Minéraux, Vitamines hydrosolubles (vitamines C et B), Polyphénols, Tanins, Flavonoïdes, Saponosides, Sucres et hétérosides, Protéines (hormones, enzymes) et dautres molécules hydrosolubles

Glycérine végétale

Composés aromatiques,  Flavonoïdes, Cires, Gommes

Alcool à 96°

Alcaloïdes, Acides, Résines, Composés aromatiques

Pour les alcools titréà 55° ou moins, toutes les molécules hydrosolubles comme pour le solvant eau

 

 

Utilisation

Les cures de macérats mères se font généralement sur 21 jours renouvelables, en observant une pause de 7 jours entre chaque cure.

Chez ladulte :

1 goutte pour 10 kg de poids par jour 

 

Enfant à partir de 6 ans :

Dilué dans de leau

 

 

Contre indications

  • Femmes enceintes : La gemmothérapie nest pas particulièrement appropriée aux femmes enceintes. On évitera donc son utilisation, notamment avec les bourgeons qui possèdent une potentielle activité au niveau hormonal de manière directe ou indirecte tels que airelle, cassis, charme, chêne, cornouiller, framboisier, houx, myrtillier, pommier, romarin, ronce, séquoïa, vigne, vigne vierge

 

  • Enfants : Il est préférable de prendre certaines précautions avec les enfants compte tenu de la présence dalcool soient ne pas utiliser pour les enfants de moins de 6 ans et bien respecter la posologie spécifique en fonction du poids.

 

  • Cancers hormono-dépendants : On évitera tous les bourgeons ayant une action hormonale de manière directe ou indirecte (airelle, cassis, charme, chêne, cornouiller, framboisier, houx, myrtillier, pommier, romarin, ronce, séquoïa, vigne, vigne vierge).

 

  • Si vous êtes malades ou sous traitement médicamenteux, avant dutiliser un macérat de bourgeons, demandez conseil à votre professionnel de santé.

 

 

  • Aperçu de certains bourgeons et leurs vertus

Aubépine, Crataegus laevigata :

La plante du cœur par excellence. Sédatif, laubépine calmerait lanxiété, la boulimie, les insomnies, et régule le rythme cardiaque. Laubépine normaliserait la tension artérielle et serait aussi un protecteur coronarien.

 

Cassis, Ribes nigrum :

C'est lun des bourgeons dont le spectre daction est le plus large : il est antioxydant, immunologique, mais aussi anti allergique, circulatoire, anti infectieux, anti-inflammatoire. Il agit également sur les systèmes respiratoire, digestif, articulaire et uro-génital.

 

Cèdre du Liban, Cedrus libani A. Rich :

                Il est utilisé pour la plupart des affections de la peau : dermatites, urticaire, psoriasis, dermatoses, couperose, eczémas

 

Cerisier, Prunus cerasus :

Anti âge et raffermissant, il améliore laspect de la peau.

 

Chênes, Quercus robur et petraea :

Sénescence, frigidité, asthénie sexuelle, surmenage, convalescence, action sur le système hormonal dans sa globalité, avec un plus pour les surrénales et les testicules. Il régulerait la tension et  renforcerait les gencives.

 

Églantier, Rosa canina L. :

Affections ORL de lenfant, troubles de la croissance (associé au bourgeon de pin), il stimulerait le système immunitaire (et aiderait à combattre lherpès. Il serait anti-inflammatoire (au niveau de la peau, du système ORL et intestinal).

 

Erable, Acer campestris L. :

Détoxifiant, il diminue le taux de cholestérol, améliore les fonctions biliaires. Il est également recommandé pour les céphalées, les névralgies, ainsi que les angoisses, peurs, vertiges ou encore les tics faciaux

 

Genévrier, Juniperus communis :

Stimule toutes les fonctions du foie, draineur et anti-inflammatoire puissant. Stimule également les reins. Lutte contre la surcharge pondérale, le diabète décompensé, lhyperglycémie.

 

Gingko, Gingko biloba :

Anti oxydant et anti vieillissement cellulaires, il augmente l’irrigation sanguine, donc l’apport d’oxygène, et contribue au bon fonctionnement des artères ; par conséquent il améliore l’ensemble des fonctions physiologiques du cerveau, en particulier les muscles, les poumons et le cœur.

 

Hêtre, Fagus sylvatica :

Préconisé en cas dinsuffisance immunitaire (maladies infectieuses chroniques en association avec le bourgeon d’églantier). Il serait drainant et régénérant rénal (stimulerait élimination acide urique) et pulmonaire.

 

Maïs, Zea mays L. :

Anti inflammatoire, il est essentiellement utile sur le système cardio-vasculaire,  il est conseillé en post infarctus et améliore la cicatrisation du myocarde, et soulage la nervosité cardiaque et les insuffisances coronariennes.

 

Noisetier, Corylus avellana :

Il agit sur les affections respiratoires, cest un draineur du poumon, il améliore la circulation dans les membres inférieurs, également diurétiqueet anti-cellulite.

 

Peuplier, Populus nigra L. :

Drainant et tonique des artères, il agit aussi bronchite, trachéite

 

Platane, Platanus orientalis L. :

Acné, dépigmentation cutanée (vitiligo), psoriasis, urticaire chronique, vergetures, rides.

 

Pommier, Malus sylvestris :

Lutte contre les bouffées de chaleur (ménopause ou non), hypercholestérolémie. Sédatif, il régule la tension artérielle, et est un tonique sexuel. Il stimule loxygénation du cerveau.

 

Ronce, Rubus fructicosus L. :

Action principalement au niveau pulmonaire : insuffisance respiratoire, bronchite chronique, emphysème mais aussi au niveau ostéo-articulaire : ostéoporose, arthrose et problèmes articulaires et osseux en tous genres.

 

Troëne, Ligustrum vulgare :

Maladies de la bouche, oxygénation du sans, sevrage tabagique, angines, bronchites, problèmes doreille, cholestérol.

 

Sources

1. Andrianne, P. La Gemmothérapie : Médecine des bourgeons. (2002).

2. Boistard, S. Gemmothérapie : Les bourgeons au service de la santé, guide pratique et familial. (2016).

3. Henry, P. Phytembryothérapie. (1959).

4. Andrianne, P. La gemmothérapie scientifique : une phytothérapie du futur. (2015).

5. Andrianne, P. Traité de gemmothérapie (2018)

6. Viriot, A.-C. Un point sur la gemmothérapie en 2012. (Université Toulouse III).

7. Bernard, C. Grand manuel pour fabriquer ses remèdes naturels. (Jouvence, 2018).

7. Gladstar, R. Plantes médicinales - Le guide du débutant. (Marabout, 2016).